Réflexologie et Santé Bien-Être à Toulouse

Le stress est omniprésent dans nos sociétés modernes et les troubles liés à celui-ci sont nombreux. Les consultations résultant d’un état de stress représenteraient 50 à 75% des visites chez le médecin.

 

Le stress est la réponse souvent instinctive et normale d’un organisme qui est soumis à des pressions ou à des contraintes. C’est un mécanisme de survie hérité de nos ancêtres les hommes préhistoriques qui nous permet de nous adapter suite à la perception d’un danger imminent, d’une circonstance angoissante, menaçante ou difficile. Il sera différent en fonction des personnalités de chacun et dépend uniquement de la valeur qu’on donne aux évènements ou à la façon dont nous anticipons une situation donnée.

Lorsqu’un évènement stressant se présente, notre cerveau archaïque reptilien qui gère entre autres notre instinct de survie, se prépare à l’affronter ou à fuir : le cœur accélère, la tension artérielle augmente, les sphincters se ferment, la vascularisation des muscles s’amplifie, l’hormone du stress, le cortisol et des neurotransmetteurs comme l’adrénaline et la noradrénaline sont libérés dans le sang … nous donnant ainsi les capacités maximales et les ressources énergétiques nécessaires pour agir et faire face. Une fois l’évènement fini, les fonctions reviennent à la normale, enfin la plupart du temps !

Le stress n’est pas négatif en soi. C’est seulement un signal d’alarme. Ce qui est plus dangereux, c’est de ne pas faire attention à ce signal d’alarme et de rester en situation de stress.

On parle de trois phases successives :

  1. La phase d’alarme lors de laquelle nos défenses sont mobilisées
  2. La phase de résistance lors de laquelle on s’adapte à l’agent stressant
  3. La phase d’épuisement atteinte inexorablement si le facteur stressant est puissant et agit longtemps.

… et éventuel phase de récupération : résilience

 

Différents stades du stress : métaphore du chat 1

1 Site Wilkipédia

Lorsque le stress est vécu de manière épisodique (stress aigu) lors par exemple d’un entretien d’embauche, d’un accident soudain, ou d’une prise de parole en public, il permet de mettre nos sens en éveil, d’accroitre notre vigilance et notre capacité de jugement, de concentrer notre attention et de mobiliser l’énergie nécessaire pour faire face. Cela peut cependant générer des problèmes psychologiques, physiques ou émotionnels. On peut ressentir de la peur, une tension très forte, bégayer, avoir des nausées, des sueurs, des gestes maladroits ou encore des tremblements, tout cela sans que nous puissions contrôler quoi que ce soit.

Le stress chronique, en revanche, est un état prolongé, voire permanent qui peut avoir plusieurs causes comme un problème professionnel récurrent et persistant, un enfant malade, une situation de couple conflictuelle ou encore des plusieurs situations stressantes qui s’enchainent les unes après les autres et qui finissent par user les personnes. Le système se dérègle, s’emballe, nos réserves en minéraux, notamment en magnésium s’amenuisent peu à peu puis, le cerveau devient moins performant, le vieillissement global est accéléré et même le métabolisme des graisses et du sucre est altéré.

Les personnes souffrant de stress chronique n’en sont pas toujours conscientes ou pensent qu’il n’y a rien à faire.

Les symptômes physiques du stress sont la plupart du temps des tensions musculaires ou articulaires, des douleurs, des problèmes digestifs, un sommeil perturbé ou un manque d’appétit, de la fatigue ou encore un souffle court …

Les symptômes émotionnels et mentaux se traduisent souvent par une sensibilité et une nervosité accrues, de l’agitation, de l’irritabilité, de l’inquiétude, de l’anxiété, un manque de joie de vivre, une baisse de libido, de la mélancolie, de la difficulté à se concentrer, peurs, perte du plaisir, dévalorisation …

Les symptômes comportementaux se manifestent par une perception négative de la réalité, de la désorganisation, une tendance à s’isoler, des relations difficiles avec l’entourage, une consommation accrue de sucre, de tabac, de chocolat ou de drogues, d’anxiolytiques …

Si le stress n’est pas une maladie à proprement parler, un stress chronique, lui, engendre des complications physiques ou psychologiques avec des répercussions importantes sur la santé ou la qualité de vie. S’il n’est pas géré, contrôlé, si on ne prend pas de mesures pour le réduire il peut favoriser la maladie avec des conséquences parfois graves. Le stress est en fait considéré comme un facteur de risque d’apparition de certaines maladies :

  • Pathologies mentales : dépression, burn out, troubles de l’humeur, troubles du sommeil, troubles du comportement consommatoires (alcool, drogues)
  • Maladies métaboliques : obésité abdominale, hypertension artérielle, perturbation du métabolisme des lipides, diabète
  • Maladies cardio-vasculaires : angines de poitrine, infarctus
  • TMS (troubles musculo-squelettiques) : tendinites, maux de dos, lourdeurs des membres et des articulations
  • Pathologies digestives : colites, gastrites, maladie de Crohn, ulcères
  • Cancers : le cancer peut se développer à cause du stress. En effet celui-ci perturbe le système immunitaire, qui ne peut plus protéger l’organisme de l’envahissement des cellules cancéreuses. Mais attention, le stress n’est pas l’origine du cancer, il facilite simplement son développement.
  • Autres problèmes de santé : diminution de la résistance aux infections, maladies immuno-allergiques, ulcères, désordres hormonaux ou certaines pathologies de la grossesse (prématurité), problèmes de fertilité…

Aujourd’hui beaucoup d’entre nous sommes confrontés au stress, qu’il soit professionnel ou personnel. Nous endurons souffrances physiques et/ou morales avec un impact non négligeable sur notre qualité de vie, voire sur notre santé.

Afin d’enrayer le cercle vicieux du stress, il est vraiment indispensable de prendre conscience justement que nous sommes stressés et pour ce faire marquer une pause, s’interroger sur la ou les sources possibles de ce stress, écouter nos ressentis et notre corps qui parlent au travers des tensions et douleurs et réaliser à quel point on est émotionnellement et psychiquement impacté. Tous ces symptômes sont là pour nous alerter que quelque chose ne va pas. Lorsque l’on devient conscient que l’on est stressé, on est plus à même de mettre en place une « stratégie » pour revenir à un niveau de stress acceptable et non dangereux pour la santé.

LES COMPLEMENTS OBLIGATOIRES A ADOPTER EN CAS DE STRESS

  • Le magnésium : tous les sels de magnésium ne se valent pas. Optez pour du glycérophosphate ou du bisglycinate qui sont des sels de magnésium très bien tolérés au niveau digestif et ont une bonne biodisponibilité, c’est-à-dire qu’ils sont bien assimilés par l’organisme, les oxydes, chlorures, sulfates, lactates, aspartates de magnésium étant particulièrement laxatifs et mal absorbés. Généralement le magnésium est associé à de la vitamine B6 qui agit en synergie pour le bon fonctionnement du système nerveux.

En cure d’attaque, prendre de 600 à 900 mg/jour pendant 2 à 3 mois.

  • La vitamine C : optez pour de la vitamine C naturelle comme l’Acérola : cure de 2 mois à 2000 mg par jour puis 1000 mg pendant 1 mois.

 

ALIMENTATION  

La majorité des gens ignore que l’alimentation quotidienne jour un rôle important dans la gestion du stress.

  • Mangez une petite poignée d’oléagineux par jour (amandes, noix, noisettes non salées ni grillées) qui apportent beaucoup de minéraux
  • Privilégiez les céréales semi-complètes ou complètes qui sont pleines de vitamines du groupe B nécessaires en cas de stress.
  • Consommez des fruits et des légumes de saison de préférence crus ou faiblement cuits (moins de 100 °) qui sont pleins de vitamines et nutriments qui régénèrent le corps et le cerveau.
  • Mangez des petits poissons comme les sardines, les anchois, le hareng, le maquereau et assaisonnez vos plats avec de l’huile de colza, de noix, d’olive qui vont apporter des acides gras omégas 3 qui ont démontré leur efficacité dans la gestion du stress.
  • Limitez les apports en sucres et produits raffinés, le café, les excitants de toute sorte

HUILES ESSENTIELLES & DETENTE

Les huiles essentielles sont très efficaces en cas de stress ou d’anxiété. Voici 2 huiles que vous pouvez utiliser sans souci à condition de respecter les dosages indiqués :

  • Le Petit grain bigaradier (Citrus aurantium ssp aurantium) : cette huile essentielle rééquilibre le système nerveux et est anti stress par excellence. Elle favorise la relaxation et la détente, aide à lutter contre les angoisses et l’anxiété. Elle a une action sédative et antidépressive légère.
  • La Lavande officinale ou vraie (Lavandula officinalis ou angustifolia ou vera) : cette huile est parfaite pour les troubles nerveux (anxiété, insomnie, nervosité, irritabilité). Elle détend les muscles, calme l’excitabilité et réconforte. Elle est stimulante en cas d’épuisement

 

Le réflexe à adopter : posez 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle de Petit grain bigaradier sur la face interne de vos poignets, les frotter et respirez profondément 3 fois par jour ou vous pouvez mélanger 4 gouttes des 2 huiles sur un mouchoir et respirer 3/4 fois par jour.

Le soir avant de vous coucher : mélangez 2 gouttes de Petit grain bigaradier + 2 gouttes de lavande avec une cuillère à café d’huile végétale et massez vous le plexus solaire dans le sens des aiguilles d’une montre et la plante des pieds.

Vous pouvez mettre 1 goutte de lavande directement sur votre oreiller.

 

NB : Les HE doivent impérativement être 100 % naturelles, voire bio. Faites toujours un test 24 heures avant de les utiliser : mettez une goutte dans le creux du coude. Si aucune réaction ne s’est manifestée (rougeurs, brûlures, démangeaisons), vous pouvez les utiliser sans souci. Si ça brûle ou que ça démange, nettoyez immédiatement avec de l’huile végétale (l’eau n’a aucun effet) et lavez ensuite avec du savon.